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Le Moulin Fleuri

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Le moulin FleuriPropriété privée.

A l'extrême ouest de la commune, en allant vers Monts, tout au bout d'une petite route, c'est dans un cadre verdoyant que trône cette bâtisse. Ce moulin est cité pour la première fois dans les archives à la date très précise du 20 mars 1592, et portait le nom de « ROULECROTTES ». En effet, il se situe au bord du bras secondaire de l'Indre qui porte le même nom. Roulecrottes, ce nom un peu particulier trahit le rôle d'égout que l'on attribuait très souvent jadis à ce type de ruisseau (Roule-Crottes). En 1668 ce ruisseau portait le nom de « Roulemasle »(« qui roule le mal ») Il a très peu gardé ce nom.

En 1749, Mme CAMUS DE BEAULIEU, dame de Beaupré le vend à Joachim-René TESTARD DES BOURNAIS, seigneur du Puy D'Artigny. Ce moulin restera durant presque deux siècles partie intégrante du Château d'Artigny et sera loué périodiquement à de nombreux meuniers. En 1842-43 César BACÔT le reconstruisit sur le même emplacement de l'ancien bâtiment du XVIème siècle. Le vieux pont à deux arches de pierre qui existe encore aujourd'hui daterait du même siècle. Le crépi du nouveau bâtiment de couleur rose-orangé (caractéristique des moulins du Val de l'Indre) lui donnera le nom de « MOULIN ROUGE ».

1882, le moulin brûle accidentellement (la poussière de farine mise en contact avec des meules en pierre est très inflammable). Les ruines furent alors vendues au meunier Jules SENTIER qui le reconstruisit en 1884. Il transforma l'appentis contre le pignon ouest en fournil, lui permettant ainsi de faire lui-même son pain (contrairement à l'usage respecté en France sous l'Ancien Régime qui interdisait à un meunier « d'être à la fois au four et au moulin »). Dans la nuit du 10 au 11 décembre 1887, Jules SENTIER eut une fin tragique.
Alors qu'il revenait d'une foire à Tours, tout près de Thorigny, il dut arrêter sa calèche pour dégager le chemin encombré. Un inconnu lui a tiré dans la tête à bout portant, vraisemblablement pour lui voler sa recette. Un certain Basille ROLLENFANT fut arrêté, mais faute de preuve, il fut relâché et ce n'est qu'en septembre 1895 que l'arme du crime fut retrouvée au « village brûlé » et identifiée comme la sienne. Cet homme fut à nouveau arrêté et condamné en 1896 aux travaux forcés à perpétuité, suite à un procès qui passionna l'opinion publique de la région.

La famille SENTIER continua l'exploitation du moulin puis le vendit à M. CHALLOUN qui lui-même le céda en 1912 au parfumeur milliardaire Monsieur François Joseph SPORTUNO dit « COTY ». Le moulin réintégrait ainsi le domaine du Château d'ARTIGNY. En 1948, à sa cessation d'activité, après plus de 350 ans d'existence, le moulin fut vendu par la fille de M. COTY à un parisien, Marcel THIERRY qui le transforma en « hôtel-restaurant », en 1951.

Puis en décembre 1973, Alain et Martine CHAPLIN l'achètent et le rénovent en le rebaptisant « LE MOULIN FLEURI ». Ce n'est qu'en 2010 qu'ils confient l'affaire à leur fils Michaël accompagné de son épouse Katia. Tous deux perpétuent la bonne réputation de cet établissement au cœur de ce lieu champêtre.